Enseignante, formatrice, pionnière du secrétariat de direction au Togo, ancienne internationale de basketball et de handball, Elisabeth Ahoéfah Adamah née Afanou incarne une génération de femmes qui ont su conjuguer excellence, discipline et engagement. Depuis plus de 40 ans, elle forme et accompagne des milliers de secrétaires et d’assistants de direction, contribuant ainsi au renforcement des compétences administratives au Togo et dans la sous-région. Derrière cette carrière remarquable se dessine aussi le parcours d’une sportive accomplie, forgée par la rigueur, la résilience et le gout du depassement de soi. Dans cet entretien accordé à Dagan Magazine, cette femme de conviction revient avec sincérité sur son enfance, ses succès, les défis qui ont jalonné sa vie, ainsi que les valeurs qui continuent de guider son action au service des jeunes générations.
Bonjour Dagan, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Bonjour Dagan Magazine, je voudrais tout d’abord vous remercier pour l’honneur que vous me faites et l’opportunité que vous m’offrez pour m’exprimer à travers votre magazine très instructif, pertinent et novateur. Coucou à toute l’équipe.
Je suis Elisabeth Ahoefah ADAMAH née AFANOU. J’ai vu le jour le 13 février 1956 à Sokodé, fille de Bernadette AGBEDANDE et de Pascal AFANOU. Je suis mère de trois filles. Je suis enseignante dans les établissements d’enseignement supérieur et formatrice des secrétaires et assistantes de direction.
Que pourriez-vous nous dire de votre enfance, de votre parcours scolaire et professionnel ?
Je peux dire que j’ai eu une enfance heureuse et épanouissante pour avoir vécu avec mes deux parents. Je suis enfant unique de ma mère et j’ai des frères et sœurs consanguins. L’ambiance familiale était plutôt gaie, chaleureuse et sécurisante car l’éducation et les valeurs inculquées par notre papa, tel le respect de l’autre, l’empathie, la générosité, la solidarité facilitaient le vivre-ensemble. Par ailleurs, papa avait donné quasiment la même éducation aux filles et aux garçons : les garçons savaient manipuler le balai et cuisinaient, tout comme les filles pouvaient manier la houe et le coupe-coupe, en dehors des tâches supposées être effectuées par les garçons ou les filles dans nos milieux. Notre père était très rigoureux et disait souvent : « je suis sévère mais je ne suis pas méchant ». Nos parties ludiques étaient les jeux de dominos, ludo, etc. et entre frères et sœurs, nous jouions ensemble le football dans la rue et parfois dans la cour de la maison.
Concernant mon parcours scolaire, j’ai fait le cours primaire à l’école publique Didauré à Sokodé de 1962 à 1968. J’ai réussi au CEP et au concours d’entrée au Lycée de Sokodé (LYSOKO) en 1969, année au cours de laquelle, j’ai commencé le premier cycle (collège) jusqu’à l’obtention du BEPC en 1974. Par la suite, j’ai intégré le Lycée technique de Lomé (ancien Lycée Bonnecarrère) où j’ai obtenu un baccalauréat série G1 en 1978. À l’Université du Bénin (Université de Lomé), j’ai opté pour l’anglais que j’ai arrêté après une année scolaire pour continuer avec le BTS Secrétariat au Lycée technique de Cocody à Abidjan (1979-1981). Après l’obtention du BTS, je suis rentrée au Togo pour enseigner les techniques de secrétariat au Lycée technique d’Adidogomé à partir de 1981.





