L’Association mères amis des enfants trisomiques (AMAETRI) a offert ce samedi 21 mars 2026 à Chevaliers Beach à Lomé un moment d’échanges et de partage aux enfants atteints de trisomie 21 et à leurs parents. C’était en présence du représentant du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, du représentant de la Fédération togolaise des associations de personnes handicapées (FETAPH), et de la marraine, Mme Krystel Dicoh, directrice générale de Krystal Optique et directrice de publication de Dagan Magazine.

« Nous sommes à la plage pour nous défouler un peu, nous parents, parce que ce n’est pas facile d’être en charge d’un enfant trisomique. Les enfants aussi vont profiter pour découvrir la ville de Lomé, la plage et ses atouts », avance Mme Agbassi Tatchein, la présidente de l’AMAETRI, pour motiver cette activité ayant permis aux enfants et à leurs parents de partager un repas, de leur offrir un tant soit peu le sourire…

La célébration de la journée mondiale de la trisomie 21 étant une occasion de sensibilisation, la présidente de l’AMAETRI appelle les parents à changer de regard sur ces enfants. «Les enfants doivent avoir de l’affection dans leur propre famille, cela les aide beaucoup (…) Quand vous observez les enfants trisomiques, ils ont un potentiel caché. Et c’est grâce à l’amour que nous pouvons le découvrir. Et la prise en charge, quand elle est précoce, ils arrivent à évoluer », adresse-t-elle aux parents.

« Changez votre regard, ces enfants sont juste différents, ils ont un chromosome en plus, ne les excluez pas. Ils ont du potentiel, à nous de les aider à le révéler pour favoriser leur inclusion en société. Ils ont beaucoup d’amour à donner », lance à la population Mme Krystel Dicoh, directrice de Krystal Optique et de publication du trimestriel féminin Dagan Magazine, devenue marraine de l’AMAETRI depuis 2019 sur un coup de cœur.
Saisissant l’opportunité, la présidente de l’AMAETRI plaide pour le recensement des enfants trisomiques pour une meilleure prise en charge et leur insertion professionnelle. « Nous voulons avoir une base de données fiable, connaitre le nombre de personnes trisomiques que nous avons au Togo et ainsi pouvoir avoir, à la longue, un centre de prise en charge, un toit pour eux afin d’assurer leur formation socioprofessionnelle et leur insertion », indique Mme Tatchein.
NYIDIKU K. Agbenyo






