C’est parti pour l’acte 4 du Festival La Marmite (FESMA). Cette édition 2025 a été lancée mercredi 6 août 2025 au centre Canal Olympia Godope, autour d’un thème assez original mettant à l’honneur la gent féminine : « Femme, agriculture et alimentation ».
Un lancement qui a eu lieu en présence des représentants des ministres de la Culture et du Commerce, des chefs cuisiniers venus de partout en Afrique, des amoureux de la gastronomie togolaise et africaine etc.

« En Afrique subsaharienne, les femmes produisent jusqu’à 80 % des denrées alimentaires destinées à la consommation locale et à la vente sur les marchés locaux (…) Dans le cas des cultures comme le riz, le blé et le maïs qui représentent 80 % de la nourriture consommée par les habitants des zones rurales, ce sont essentiellement les femmes qui plantent les graines, s’occupent du désherbage, cultivent et récoltent les fruits agricoles et en vendent les excédents », souligne Jean-Paul Agboh, le Commissaire Général du FESMA.

Mais cette partition ô combien importante de la gent féminine dans l’agriculture et l’alimentation n’est pas reconnue à sa juste valeur.
« (…) Toutefois, elles continuent à jouer, dans une large mesure, un rôle de second plan, attirent très peu l’attention et reçoivent très peu l’aide alors même qu’au-delà de l’agriculture, la contribution des femmes à l’économie reste incontestable », regrette-t-il. Et de préciser l’objectif de ce 4e acte du FESMA : « participer aux efforts visant à transformer le paysage agricole en promouvant le rôle des femmes qui sont à l’avant-garde de cette dynamique ».

Partenaire stratégique de cette 4e édition, la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo) la présente comme « une marmite où mijote, à feu doux, l’identité africaine, la fierté paysanne, la puissance créatrice féminine et la promesse d’un développement incarné ».
« Le thème résonne avec gravité, justesse et espoir car il vient nous rappeler une vérité que l’on tait souvent : la femme africaine est le premier maillon de vie. Elle porte la semence, veille sur la croissance, récolte les fruits, nourrit les corps et parfois même et souvent les âmes », souligne Koffi Patale, le représentant du Président de la Chambre consulaire, le concevant comme une invite à « reconnaitre, honorer et outiller celles qui dans les champs, les cuisines et les marchés, façonnent silencieusement l’avenir alimentaire de notre continent ».

Le lancement a été suivi d’une visite des stands et d’une dégustation gratuite des mets. Le programme 2025 du FESMA se veut exigeant, diversifié et riche.
Au menu de cette édition étalée sur cinq jours, le Forum international des jeunes sur le thème « Souveraineté alimentaire : itinéraire d’un concept, avancées, échecs et perspectives », une foire culinaire et agroalimentaire, des ateliers et des masterclass, des rencontres B to B. Y sont attendus des chefs cuisiniers membres de l’Union des chefs et cuisiniers du Togo (UCCT) et de Développement de l’art culturel togolais (DACT), mais également d’autres venus de la Côte d’Ivoire, du Gabon, du Sénégal et du Tchad, avec un clin d’œil particulier au Niger annoncé comme l’invité d’honneur de l’édition 2026, plus de deux cents (200) exposants, des ventes promotionnelles, plus de cinquante mille (50 000) visiteurs…

Valoriser les richesses, le savoir-faire et les saveurs africaines, promouvoir toute la chaine de valeurs de la ferme à l’assiette et le consommer local, telle est l’ambition du Festival La Marmite.
« La promotion du consommer local (…) permet de soutenir l’activité économique partout sur le territoire. Manger des produits locaux est aussi un choix bénéfique pour notre pays, notre planète et notre santé. En choisissant les produits locaux, nous contribuons par ailleurs à soutenir l’emploi et l’agriculture dans les zones rurales », croit fermement le Commissaire Général du FESMA, qui entend devenir « un grand rendez-vous périodique du donner et du recevoir des acteurs de la chaine de valeurs de la ferme à l’assiette », « un événement culturel inédit et fédérateur de référence au Togo inscrit à l’agenda international » et « faire de Lomé la capitale de la gastronomie africaine ».







