À l’issue d’une finale riche en couleurs et en rythmes, le groupe Aménuvévé de Tové Ahoundjo a remporté, samedi 24 janvier à Kpalimé, la quatrième édition de la compétition Danse Bobobo, dédiée à la valorisation du patrimoine culturel.
Une finale sous le signe de la tradition et de la performance
Placée sous le thème « L’épanouissement par la culture : entre traditions et modernité », la 4ᵉ édition de la compétition Danse Bobobo a réuni un public nombreux et enthousiaste à Kpalimé. L’événement, organisé par l’Observatoire panafricain du leadership féminin (OPALEF) en collaboration avec les ministères en charge de la Culture, du Tourisme et des Affaires sociales, a mis en lumière la richesse de cette danse traditionnelle emblématique.

La finale a opposé quatre groupes qualifiés à l’issue des phases éliminatoires organisées du 21 novembre 2025 au 24 janvier 2026. Il s’agit des groupes Aménuvévé de Kpélé Tutu, Dzigbodi Fafali d’Agou-Atigbé Dzogbépimé et Alliance de Kpélé Adéta, qui se sont classés respectivement deuxième, troisième et quatrième derrière le grand vainqueur, Aménuvévé de Tové Ahoundjo.
Devant des autorités locales, des responsables culturels et des passionnés de danses traditionnelles, chaque formation finaliste a présenté une prestation de 20 minutes. Les performances ont été évaluées sur la base de critères précis, notamment l’entrée et la sortie de scène, l’uniformité vestimentaire, la qualité des chants, la maîtrise de la danse, la percussion ainsi que la portée du message transmis.

Une compétition au service de la sauvegarde culturelle
A l’issue des délibérations du jury, le groupe Bobobo Aménuvévé de Tové Ahoundjo s’est distingué par la cohérence de sa chorégraphie, l’énergie de ses danseurs et la profondeur de son expression culturelle. Tous les groupes finalistes ont reçu un trophée et un certificat de participation. Des distinctions spéciales, telles que les prix de la meilleure danseuse et de la meilleure jeune danseuse, ont également été attribuées, tandis que le prix du fair-play est revenu au groupe de Kévé.
Selon le président du comité de pilotage, Attoh-Mensah Sylvain, cette quatrième édition s’inscrit dans une dynamique de préservation et de valorisation de la danse Bobobo, perçue comme un vecteur de cohésion sociale et de transmission des valeurs culturelles aux jeunes générations.

Représentant le ministre en charge de la Culture, le directeur régional des Arts et de la Culture des Plateaux, Monkli Kokou, a pour sa part souligné que cette compétition constitue un cadre privilégié de sauvegarde, de promotion et de diffusion de la danse Bobobo, tant au niveau national qu’international.
Avec la participation de quinze groupes issus des préfectures de l’Avé, d’Agou, de Kpélé, de Danyi, de Kloto ainsi que du Ghana, la Danse Bobobo confirme son rôle de pilier du patrimoine culturel et continue de rassembler les communautés autour d’une tradition vivante et fédératrice.







