Chaque mois de janvier, les réseaux sociaux, les magazines et même nos proches nous bombardent d’injonctions : « Réinvente-toi », « Lance un projet », « Deviens la meilleure version de toi-même ».
Si certaines femmes y trouvent une motivation nouvelle, d’autres se sentent étouffées, comme épuisées avant même d’avoir commencé. Alors, faut-il vraiment se fixer des objectifs spectaculaires pour exister ? Et si le vrai courage consistait simplement à avancer doucement, à son propre rythme ?
Le piège de la comparaison déguisée
Pour Ayélé, 30 ans, commerçante à Lomé, janvier est synonyme de pression : « Tout le monde parle de nouveaux projets. Moi, j’ai survécu à une année difficile. Je veux juste respirer. »
Comme elle, beaucoup de femmes ressentent une forme de culpabilité à ne pas « rebondir » aussi vite que la société le voudrait.
Selon Ayawa K., étudiante en sociologie, cette pression silencieuse peut créer un mal-être profond : « On pense qu’il faut toujours faire plus, se dépasser, changer. Mais parfois, l’évolution la plus puissante est intérieure… et invisible. »
Un rythme personnel, un chemin légitime
Lors d’une émission radiophonique, une sexagénaire a partagé ces mots empreints de sagesse : « Le bonheur ne suit pas un sprint de janvier. C’est un chemin personnel, fait de pauses, d’élans et de reculs. »
Elle rappelle que le plus important n’est pas ce que l’on montre, mais ce qui nous fait réellement du bien. Prendre soin de soi, se reposer, dire non, recommencer petit à petit… sont aussi des victoires. Toutes ne se mesurent pas en listes de résolutions.
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