Héritière d’une lignée de femmes commerçantes ayant marqué l’histoire économique du Togo, Dédé Evelyne Doe-Bruce, épouse Trenou, appartient à une génération qui a connu de l’intérieur la grandeur des Nana Benz : leur influence, leur sens aigu des affaires, mais aussi les profondes mutations qu’a traversées le commerce du pagne au fil des décennies.
Fille unique de Laurice Onissah Doe-Bruce, reconnue parmi les figures emblématiques de la première génération des Nana Benz, elle a grandi dans cet univers fait de tissus, de négociations, d’une clientèle sous-régionale et d’une grande exigence commerciale, avant de reprendre elle-même l’activité familiale.
Les articles et études consacrés aux Nana Benz soulignent d’ailleurs combien la transmission entre mères et filles, l’accès à l’enseignement supérieur et la capacité d’adaptation aux nouveaux marchés ont joué un rôle déterminant dans l’évolution de cette bourgeoisie commerçante. Le parcours de Dédé Evelyne Trenou en constitue une illustration éloquente.
Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
Je m’appelle Dédé Evelyne Doe-Bruce, épouse Trenou. Je suis née à Lomé en 1952, au sein d’une famille de commerçants, dans un environnement où le travail, la rigueur et le sens des responsabilités faisaient partie de l’éducation. Je suis mère de quatre enfants. J’ai consacré près de quarante années au commerce du pagne, en reprenant l’activité de ma mère, Laurice Onissah Doe-Bruce, qui a compté parmi les figures marquantes de la première génération des Nana Benz.
Son nom revient d’ailleurs parmi les pionnières historiques de cette profession, aux côtés d’autres grandes commerçantes qui ont fait de Lomé une place incontournable du commerce du tissu en Afrique de l’Ouest. Aujourd’hui, même si je ne suis plus en activité, cet univers continue de faire partie de moi.







