Première femme inspectrice des douanes au Togo, Hélène Fiagan est une figure pionnière et inspirante du service public togolais. Femme d’exception, au parcours hors normes, elle s’est imposée dans un univers masculin avec rigueur, humilité et excellence.
Issue de la toute première promotion de la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion (FASEG) de l’Université de Lomé, diplômée de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, formée à l’école des douanes de Neuilly en France, elle a marqué les esprits dès ses débuts.

Après un parcours remarquable à la Direction générale des douanes en tant que cheffe de division du contentieux et des enquêtes, elle s’illustre à l’international au sein du Groupe ACP à Bruxelles, où elle œuvre pendant deux décennies comme experte en coopération douanière et accès au marché.
Aujourd’hui âgée de 78 ans, elle vit sa retraite à Bruxelles, sans jamais cesser de cultiver sa soif de connaissance. A travers cette interview exclusive, elle partage un parcours impressionnant, riche de leçons, de sagesse et d’inspiration pour la jeunesse.
Dagan Hélène Fiagan, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Hélène Ya Massan NUNYAKPE, épouse FIAGAN. J’ai 78 ans. Je suis retraitée et réside à Bruxelles en Belgique.
Que pourriez-vous nous dire de votre enfance, de votre parcours scolaire et universitaire ?
Je suis née à Kpalimé dans la circonscription de Kloto. Dans mon enfance, j’ai vécu à Kpélé Elé mon village d’origine, où j’avais fait mes études primaires à l’école évangélique jusqu’à l’obtention de mon certificat d’Etude primaire.
J’ai ensuite intégré le CC des jeunes filles devenu aujourd’hui Collège Protestant de Kpalimé. J’ai ensuite poursuivi mes études secondaires au Collège Protestant de Lomé, au Lycée de Tokoin de Lomé puis au Collège Notre-Dame des Apôtres à Abidjan en Côte d’Ivoire.

Après l’obtention du baccalauréat, j’ai bénéficié d’une bourse qui m’a permis de m’inscrire à l’Université d’Abidjan, où j’ai commencé mes études en sciences économiques. Suite à une manifestation, tous les étudiants étrangers de l’Université d’Abidjan ont été renvoyés dans leurs pays respectifs.
Nous, étudiants togolais, étions donc rentrés chez nous. Les autorités compétentes togolaises, ayant pris des mesures pour nous encadrer, j’ai bénéficié d’une bourse pour aller poursuivre mes études supérieures à Paris. Je m’étais inscrite d’abord à l’Université de Paris XIII, que j’avais quitté pour rejoindre l’Université de Paris I-Panthéon Sorbonne.
Suite à mes études universitaires, j’ai intégré l’École Nationale des Douanes de Neuilly à Paris. Je suis titulaire d’une Licence, d’une Maîtrise et d’un DEA (Diplôme d’Etudes Approfondies) en Économie, et d’un D.E.S.T. (Diplôme d’Etudes Spécialisées et Techniques) de l’École des Douanes.







