Je m’appelle Carine, j’ai 27 ans, et je travaille comme commerciale dans une entreprise de renom. Mon métier exige que je sois toujours impeccable : tailleur parfaitement repassé, maquillage soigné, et sourire éclatant.
Chaque matin, je passe au moins deux heures à me préparer. Je me change plusieurs fois avant de trouver la tenue parfaite.
Si je remarque un bouton ou des cernes, ma journée est gâchée. Au bureau, je suis constamment inquiète : est-ce que mes collègues et les clients remarquent mes petits défauts ?
Les réseaux sociaux m’aident pas aussi car je scrolle inlassablement des photos de femmes parfaites avec qui je me compare, je me critique. « Pourquoi je n’ai pas cette peau lisse ? Pourquoi je ne suis pas aussi mince ? »
Hier matin, je me suis retrouvée à pleurer devant mon miroir à cause d’un simple bouton, j’ai compris que je ne pouvais plus continuer ainsi. S’il te plaît Dagan vient à mon secours.
Chère Carine,
Tu as déjà fait un grand pas en reconnaissant ton mal-être. Je veux te rassurer : personne n’est parfait, même pas celles que tu vois sur les réseaux sociaux. Ces images sont souvent retouchées et ne reflètent pas la réalité. Apprends à voir tes imperfections comme des traits uniques qui te rendent humaine et unique.
Commence par réduire progressivement le temps que tu passes devant le miroir et sur les réseaux sociaux. Prends l’habitude de noter chaque jour, trois choses que tu apprécies chez toi, en dehors de ton apparence.
Cela t’aidera à te rappeler que tu es bien plus qu’un visage ou une tenue. Si tu te sens dépassée, n’hésite pas à en parler à un proche de confiance ou à consulter un professionnel qui pourrait t’accompagner pour travailler sur ton estime et sur cette pression que tu te mets.
Enfin, je t’invite à essayer de passer une journée sans maquillage ou sans te soucier de ta tenue. Tu verras que cela ne change rien à ta valeur ni à la manière dont les gens te perçoivent.
Rappelle-toi : ce que tu es vaut bien plus que ce que l’on voit. Avec du temps et de la patience, tu apprendras à te libérer de cette obsession et à apprécier celle que tu es vraiment.
Propos recueillis par AZIADAPOU Ayayi Sodjiney







